Phomopsis sp.
- Mycélium : Septé.
- Fructification : Pycnide lenticulaire, conique ou subglobuleuse, principalement solitaire et uniloculaire, brun pâle à brun foncé, avec ou sans ostiole, avec ou sans un long rustrum. Les pycnides sont généralement regroupées à l'intérieur d'un stroma. In vivo, la pycnide (ou le stroma) est tout d'abord immergée sous l'épiderme de la plante hôte et à maturité, la fructification perce l'épiderme pour laisser sortir les conidies sous forme d’un exsudat ou d’un cirrhe. (Notez que les périthèces du stade sexué du champignon se développent parfois à l'intérieur du même stroma.) Diamètre : jusqu'à 500 μm.
- Conidies : Deux types de conidies hyalines sont produites :
(1) Conidies alpha (α) - Fusiformes, ellipsoïdes, pointues aux apex ou ovoïdes. Non septées. Guttulées (avec plusieurs guttules ou uniquement une guttule à chaque extrémité).
(2) Conidies bêta (β) - Longues et minces (filiformes). Avec une courbure caractéristique (ressemblant à un bâton de Hockey). Non septées. Sans guttule.
Les conidies alpha (α) sont généralement produites en premier. Les conidies bêta (β) ne seront pas toujours formées. Les deux types de conidies peuvent provenir d’une même pycnide ou de pycnides différentes.
- Cellules conidiogènes : Cellules conidiogènes phialidiques (= phialides), hyalines, droites, souvent cylindriques et effilées vers l'apex. Collerette non distinctement visible. Les cellules conidiogènes tapissent directement la cavité de la pycnide ou elles sont attachées à l'apex des conidiophores qui eux tapissent l'intérieur de la cavité.
- Conidiophores : Parfois absents (réduits à des cellules conidiogènes). S'ils sont présents, ils sont hyalins, simples ou ramifiés, septés ou unicellulaires, tapissant complètement l'intérieur de la cavité de la pycnide.
Paraphyses parfois présentes.
Phomopsis comprend des espèces phytopathogènes, endophytes, saprophytes et pathogènes chez les humains et autres mammifères. Lorsqu'il est phytopathogène, il affecte une large gamme d'hôtes. Il cause des chancres de tige, des pourritures de racines, des pourritures de fruits, des taches et des brûlures foliaires.
Il existe un millier d'espèces, mais la taxonomie des différentes espèces est actuellement en réévaluation. Historiquement, l'identification des espèces de Phomopsis était basée sur (1) ses caractères morphologiques, (2) la plante hôte et (3) la partie de la plante infectée. Mais maintenant, avec les avancées en recherche phylogénétique et les identifications par biologie moléculaire, on a...Lire la suite
Phomopsis comprend des espèces phytopathogènes, endophytes, saprophytes et pathogènes chez les humains et autres mammifères. Lorsqu'il est phytopathogène, il affecte une large gamme d'hôtes. Il cause des chancres de tige, des pourritures de racines, des pourritures de fruits, des taches et des brûlures foliaires.
Il existe un millier d'espèces, mais la taxonomie des différentes espèces est actuellement en réévaluation. Historiquement, l'identification des espèces de Phomopsis était basée sur (1) ses caractères morphologiques, (2) la plante hôte et (3) la partie de la plante infectée. Mais maintenant, avec les avancées en recherche phylogénétique et les identifications par biologie moléculaire, on a pu déterminer que de nombreuses espèces étaient plutôt plurivores (une même espèce de Phomopsis peut infecter plusieurs plantes hôtes). Cela implique donc que, dans la littérature, il existe plusieurs synonymes de Phomopsis.
Le stade sexué de Phomopsis peut être observable chez la majorité des espèces; il s'agit de Diaporthe sp. (il produit des périthèces). Lorsque les deux stades existent, il a été décidé que, par convention, le nom de Diaporthe serait priorisé, même si le nom de Phomopsis est plus couramment utilisé et connu. D'importantes modifications dans la dénomination des Phomopsis sont donc actuellement en cours.
Le genre Phomopsis peut affecter les cultures suivantes : argousier, asperge, aubergine, bleuet en corymbe, bleuet nain, bouleaux, camerise, canneberge, cerise, chênes, concombre, épinettes, érables, figuiers, fraise, framboise, genévriers, magnolias, melon d'eau, melons (cantaloup, melon miel, etc.), mûriers, noyers, ormes, panais, peupliers, pins, poire, pomme, pommetiers ornementaux, prune, raisin (vigne), rhododendrons (feuillage caduc), sapins, soya, thuyas, tomate, tournesols, tournesols ornementaux et vignes vierges.
Noms des maladies des plantes au Canada. 4e éd. (2003). Société de protection des plantes du Québec (SPPQ), Sainte-Foy (Québec). 340 p.
EPPO : Taxa description (Phomopsis spp.)
Udayanga, D. et al. (2011). The genus Phomopsis: biology, applications, species concepts and names of common phytopathogens. Fungal Diversity, 50: 189-225.
Ephytia-Phomopsis viticola (Description du champignon)
Cultures ou autres organismes affectés
Maladies parasitaires
Épinettes













