Oeuf : de forme ovale, il passe du vert pâle au jaune lors de son développement.
Larve : 12 mm de longueur à maturité; les premiers stades sont caractérisés par un corps vert pâle et une tête brune, alors que les stades ultérieurs ont un corps gris-brun et une tête brun jaunâtre.
Chrysalide : 8,5 mm de longueur; elle passe du brun jaunâtre au brun foncé en cours de son développement.
Adulte : envergure d’ailes de 10,0 à 13,0 mm; les ailes antérieures sont de couleur brun rouge pâle à foncé, avec des surfaces blanches striées de brun foncé, en particulier sur les extrémités distales; les ailes postérieures sont grises.
Sous nos latitudes, la tordeuse du fraisier produit deux générations par année. Elle peut cependant en produire trois dans les climats plus chauds. Chez cette espèce, l’hibernation se fait au stade larvaire, généralement sous les débris végétaux. Au printemps, les larves sortent d’hibernation et se transforment en chrysalides à partir desquelles apparaît la première génération d’adultes. Les adultes vivent environ deux semaines, plus longtemps par temps plus frais, au cours desquelles ils se dispersent localement en fonction des plantes hôtes favorables. Après s’être accouplée, la femelle pond ses œufs isolément sur la face inférieure des feuilles. Une femelle peut pondre entre 20 et 120 œufs au cours de sa vie. Après une période d’incubation variant entre 5 et 17 jours, les œufs éclosent et les jeunes larves commencent dès lors à s’alimenter du feuillage de la plante hôte.
Les larves commencent également à tisser une couverture de sécrétion soyeuse entre deux nervures proéminentes à la base de la feuille où elles s’alimentent. Les larves agrandissent graduellement cette couverture à mesure qu’elles croissent. Il est également possible que les larves se déplacent et tissent une deuxième couverture sur la même feuille. Éventuellement, les larves migrent vers le haut de la feuille, qu’elles replient et enroulent complètement. Les larves continuent de s’alimenter à l’intérieur de ces abris et se trouvent donc protégées des pulvérisations d’insecticides. Les larves se transforment en chrysalides à l’intérieur de ce rouleau de feuilles. En moyenne, le développement larvaire s’étale sur une période de 24 jours et le stade de chrysalide dure de 6 à 18 jours. Les adultes émergent en juillet et au début du mois d’août. Ces derniers pondent des œufs et engendrent une seconde génération. Les nouvelles larves se nourrissent du feuillage de la plante hôte dès le mois d’août jusqu’à l’arrivée des températures plus basses de l’automne. Le froid et l’ensoleillement plus court induisent une migration des larves vers le sol, où elles entrent en diapause jusqu’au printemps suivant.
Contrôle biologique : Deux parasitoïdes, Itoplectis conquisitor et Colpoclypeus florus, sont reconnus pour cibler les larves et les pupes de tordeuses du fraisier et contribuent à maintenir les populations basses.
Pratiques culturales : Lorsque les infestations de tordeuses du fraisier sont récurrentes, il est recommandé de retirer les débris végétaux sur le sol afin de limiter les sites d’hibernation des larves. Il est également c...Lire la suite
Contrôle biologique : Deux parasitoïdes, Itoplectis conquisitor et Colpoclypeus florus, sont reconnus pour cibler les larves et les pupes de tordeuses du fraisier et contribuent à maintenir les populations basses.
Pratiques culturales : Lorsque les infestations de tordeuses du fraisier sont récurrentes, il est recommandé de retirer les débris végétaux sur le sol afin de limiter les sites d’hibernation des larves. Il est également conseillé d’enlever toutes les feuilles présentant des symptômes de dommage et de tuer les larves en développement en pinçant les feuilles enroulées.
Au Québec, cette espèce produit extrêmement rarement des grandes populations et elle n’engendre jamais de pertes économiques aux cultures. Elle cause néanmoins parfois de légers dommages aux fraisiers en s’alimentant de leur feuillage. De plus, les feuilles repliées par les sécrétions de soie entraînent le brunissement complet des feuilles, donnant une apparence brûlée au champ lorsque les populations sont élevées.
Andison H. (1957). Insectes communs du fraisier et moyens de les combattre. Service des sciences, Division de l’entomologie. Ministère de l’Agriculture du Canada 24 pp.
Cranshaw W. (2004). Garden insects of North America. Princeton University Press, Princeton, New Jersey, 656 pp.
http://bugguide.net/node/view/292605
https://ask.ifas.ufl.edu/publication/IN1118
http://ipm.illinois.edu/fruits/insects/strawberry_leafroller/
