Oeuf : environ 0,7 mm; il est ovale et plat sur le dessus; la coloration est brunâtre.
Larve : environ 14 mm à maturité; la tête est plus large que le reste du corps; le corps est allongé, plat, blanchâtre, dépourvu de pattes; les segments abdominaux sont en forme de cloches alignées les unes derrière les autres; deux petites pointes convergentes sont présentes au bout de l’abdomen.
Adulte : 6,0 à 8,0 mm; le corps est allongé et cuivré; deux gros yeux noirs sont présents sur les côtés de la tête.
Il ne faut pas confondre Agrilus ribesi avec Agrilus cuprescens.
Agrilus ribesi produit une seule génération par année. L’hibernation s’effectue au stade de larve mature à l’intérieur des tiges. Au printemps, la larve se transforme en nymphe, et les adultes émergent quelques semaines plus tard. On observe généralement les adultes vers la fin du printemps ou au début de l’été. Les adultes restent sur les feuilles de la plante hôte lors des journées ensoleillées. Après s’être accouplées, les femelles pondent leurs oeufs un à un à la surface de la tige de ses plantes hôtes, qui sont des espèces du genre Ribes. Une fois l’oeuf éclos, la larve perce l’écorce et se fraye un chemin sous celle-ci. Elle migre de plus en plus profondément au fil de son développement. Elle se développe sur des tiges de plus de 4 mm de diamètre. La galerie que forme la larve se termine à l’intérieur de la tige, où la chambre nymphale est construite. Cette galerie forme une spirale autour de la tige et mesure de 18 à 28 cm de longueur. La galerie peut être visible de l’extérieur puisque l’écorce devient légèrement plus foncée à cet endroit. La larve poursuit son développement jusqu’à l’arrivée de l’automne, moment où elle tombe en diapause.
Lutte physique : Tailler les tiges mortes ou démontrant des signes de flétrissement du feuillage, puis les brûler.
La présence d’une larve affecte la tige, qui dépérit puis s’assèche. La plante hôte peut être infestée par plusieurs générations consécutives, et de fortes attaques répétées peuvent tuer le plant. Le feuillage présent sur les tiges infestées dépérit, flétrit, puis s’assèche à mesure que la galerie de A. ribesi se forme et gêne la circulation de la sève. Le trou d’émergence de l’adulte, qui possède une forme de « D », peut permettre l’entrée de pathogènes secondaires.
Jendek E., Grebennikov V. V., Bocak L. (2015). Undetected for a century: Palaearctic Agrilus ribesi Schaefer (Coleoptera: Buprestidae) on currant in North America, with adult morphology, larval biology and DNA barcode. Zootaxa p. 112-126. Publié le 9 oct. 2015. [https://doi.org/10.11646/zootaxa.4034.1.5]






