Nom latin : Aphidius ervi Haliday
Taxonomie : Hyménoptères > Braconidés
Crédit photo: Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ
Légende: Femelle d'Aphidius ervi en train de pondre un œuf dans un puceron du pois (Acyrthosiphon pisum)
Crédit photo: Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ
Légende: Adulte femelle
Crédit photo: Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ
Légende: Adulte à proximité d'un puceron
Aphidius ervi
Aphidius ervi
Aphidius ervi
Description

Oeuf : il est pondu individuellement dans l’hôte.
Larve : stade non visible, puisque son développement se fait à l’intérieur de son hôte.
Pupe : 1,0 mm; le puceron est momifié; son corps, de couleur jaune pâle et dorée, est gonflé.
Adulte : 3,0 mm; le corps, de forme effilée, est de couleur noire avec des pattes brunes; les antennes comptent de 17 à 18 articles; la nervation des ailes est réduite; les cellules 2, 3 et 5 sont réunies en une seule grande cellule médiane fermée; la partie latérale du 1er tergite est rugueuse.

Conditions favorables

Pour maintenir les populations d’A. ervi dans les serres, des plantes réservoirs de céréales infestées de pucerons s’attaquant qu’a cette culture peuvent être réparties dans la serre. Celles-ci permettent d’assurer une source d’hôtes continue aux parasitoïdes.  

Cycle vital

Aphidius ervi est une espèce originaire d'Europe qui a été introduite dans plusieurs régions du monde pour lutter contre certaines espèces de pucerons ravageurs des cultures. On la retrouve notamment en Amérique du Nord et du Sud ainsi qu'en Australie. Ce parasitoïde peut produire plusieurs générations par année, surtout s'il est utilisé en serre. Les femelles d'Aphidius pondent leurs œufs directement dans le corps de leurs hôtes et les larves se développeront à l'intérieur de ceux-ci. Une femelle pond environ 350 œufs au courant de sa vie. Un seul oeuf est pondu à l’intérieur de chaque puceron. Une dizaine de jours est généralement nécessaire pour que la larve atteigne la maturité et cause la mort de son hôte. Le corps du puceron se transforme alors en momie en gonflant et en adoptant une coloration brun doré. Les adultes émergent après quelques jours en perçant un trou circulaire au travers de la momie. L’activité de ponte est plus intense lors de la première semaine de vie des femelles. Chaque femelle pourrait parasiter près de 55 pucerons par jour au courant de cette période.

Cette espèce peut se reproduire par parthénogenèse ainsi que de façon sexuée. Si la femelle pond un œuf qui n'a pas été fécondé par un mâle, celui-ci engendrera un mâle tandis que les œufs fécondés produiront des femelles. Aphidius ervi est une espèce qui préfère les températures fraiches. Son développement est donc optimal à des températures se situant entre 10 °C et 25 °C.

Informations complémentaires

Aphidius ervi peut parasiter plusieurs espèces de pucerons, incluant celles de grosses tailles. Il s’attaque à tous les stades de vie de ces ravageurs. Ce parasitoïde est fréquemment utilisé pour le contrôle de certaines espèces de pucerons telles que le puceron de la digitale (Aulacorthum solani), le puceron vert du pêcher (Myzus persicae), le puceron du pois (Acyrthosiphon pisum) ainsi que l...Lire la suite

Aphidius ervi peut parasiter plusieurs espèces de pucerons, incluant celles de grosses tailles. Il s’attaque à tous les stades de vie de ces ravageurs. Ce parasitoïde est fréquemment utilisé pour le contrôle de certaines espèces de pucerons telles que le puceron de la digitale (Aulacorthum solani), le puceron vert du pêcher (Myzus persicae), le puceron du pois (Acyrthosiphon pisum) ainsi que le puceron de la pomme de terre (Macrosiphum euphorbiae). L'utilisation d'A. ervi  pour le contrôle des pucerons est généralement efficace, mais il est préférable de procéder aux introductions de façon préventive ou lorsque les populations de pucerons sont encore basses. Le développement des colonies de ces ravageurs se développeront plus lentement et ont moins de chance d'atteindre des niveaux problématiques.

 

Références et liens

http://ephytia.inra.fr/fr/C/19688/Biocontrol-Activites-entomophages

González D., White W., Hall J. & Dickson R.C. Dickson (1978). Geographical distribution of Aphidiidae (Hym.) imported to California for biological control of Acyrthosiphon kondoi and Acyrthosiphon pisum (Hom.: Aphididae). Entomophaga vol. 23 (3) : 239-248.

Lee, J. C. T. & Landis, D. A. (2001). Natural Enemies in Field Crops: A Guide to Biological Control. Michigan State University Extension.