Oeuf : 1,2 mm de long; de forme allongée avec une surface lisse; de couleur jaune pâle à orangé; devient grisâtre avant l’éclosion.
Larve : 11 à 14 mm à maturité; le corps est allongé et rétréci à l’extrémité de l’abdomen; elle possède trois paires de pattes noires; la coloration du corps évolue du gris clair aux jeunes stades à noir bleuté à la fin du développement; des ornementations épineuses sont présentes sur les segments thoraciques et abdominaux; les épines sont principalement noires, mais certaines sont orange clair.
Pupe : 6 à 8 mm; de forme voutée et fixée au feuillage; la coloration est orangée et couverte de marques foncées.
Adulte : 8 à 9 mm; le corps est ovale et convexe avec un patron de coloration très variable allant du jaune au rouge; des taches noires sont généralement présentes sur les élytres, mais certains individus n'en possède aucune; présence d’une marque noire en forme de «M» sur la partie dorsale du pronotum; les adultes qui émergent de nymphes exposées à des températures élevées (33°C) portent généralement des taches noires plus discrètes.
L’activité de cette espèce dans les agroécosystèmes peut être favorisée par la protection ou l'aménagement de zones fleuries à proximité des champs assurant une source de pollen de qualité durant toute la saison, mais particulièrement au printemps avant la montée des populations de pucerons sur les cultures. À l’automne, H. axyridis peut avoir un comportement d’agrégation spectaculaire et migrer vers les bâtiments qui sont leur lieu d’hibernation préféré. Ainsi, cette espèce est parfois considérée comme étant une nuisance pour les humains.
La coccinelle asiatique est originaire d’Asie du Sud-Ouest et a été introduite pour la première fois en Amérique du Nord comme agent de lutte biologique contre les pucerons en 1916. Elle est observée au Québec depuis 1994. H. axyridis produit deux à trois générations par an au Québec et hiberne en groupe au stade adulte, dans des endroits protégés du froid comme dans des bâtiments et maisons. Au printemps, les adultes sortent de leur abri et s'accouplent. Les femelles pondent sur la face inférieure des feuilles des masses d’oeufs pouvant compter de cinq à plusieurs dizaines d’oeufs. Au cours de leur vie, elles peuvent pondre jusqu'à 3000 oeufs. Les oeufs éclosent après 3 à 5 jours d’incubation. Quatre stades larvaires doivent être traversé avant d'atteindre la maturité qui arrive généralement entre 12 à 14 jours. À maturité, les larves se fixent au feuillage par le bout de leur abdomen et complètent le stade nymphal en 5 à 6 jours. Le développement global nécessite en moyenne 36 jours, selon les conditions environnementales. Les adultes peuvent vivre pendant plusieurs années.
H. axyridis se nourrit principalement de pucerons, mais également d’oeufs d’insectes et de petits insectes au corps mou comme les cochenilles, les psylles, les larves de lépidoptères ou d'acariens. Une larve peut consommer de 600 à 1 200 pucerons au cours de son développement et l’adulte peut consommer de 90 à 270 pucerons quotidiennement. H. axyridis peut également s'attaquer à des stades immatures d'autres insectes bénéfiques, comme les coccinelles et les chrysopes. Lors de brèves périodes de pénurie de proies, les adultes et les larves s'alimenteront de pollen. À l'automne, lorsque les proies sont trop rares, les adultes ont tendance à s’agréger et à s’alimenter sur les cultures fruitières comme les pommes, les poires et les raisins pouvant induire des dommages sur ...Lire la suite
H. axyridis se nourrit principalement de pucerons, mais également d’oeufs d’insectes et de petits insectes au corps mou comme les cochenilles, les psylles, les larves de lépidoptères ou d'acariens. Une larve peut consommer de 600 à 1 200 pucerons au cours de son développement et l’adulte peut consommer de 90 à 270 pucerons quotidiennement. H. axyridis peut également s'attaquer à des stades immatures d'autres insectes bénéfiques, comme les coccinelles et les chrysopes. Lors de brèves périodes de pénurie de proies, les adultes et les larves s'alimenteront de pollen. À l'automne, lorsque les proies sont trop rares, les adultes ont tendance à s’agréger et à s’alimenter sur les cultures fruitières comme les pommes, les poires et les raisins pouvant induire des dommages sur les fruits et donc devenir problématique à la récolte.
Coderre D., Lucas E. & Gagné I. (1995). The occurrence of Harmonia axyridis (Coleoptera: Coccinellidae) in Canada. The Canadian Entomologist, 127: 609-611
http://www.agrireseau.qc.ca/phytoprotection/Documents/D%C3%A9pliant.Harmonia.pdf
https://biocontrol.entomology.cornell.edu/predators/Harmonia.php
https://qmor.umontreal.ca/harmonia-axyridis-pallas-1773/
https://ask.ifas.ufl.edu/publication/IN361









