Oeuf : 1,0 mm; de couleur crème au moment de la ponte, les œufs fertiles deviennent progressivement orange après quelques jours.
Larve : 26 à 32 mm à maturité; de couleur crème, le corps est large et aplati; la tête est principalement rétractée et seules les pièces buccales brun foncé sont visibles; l’abdomen est divisé en dix segments en forme de cloche; les huit premiers segments portent chacun une paire de spiracles alors que le dernier segment possède une paire d’appendices brunâtres en forme de pince.
Pupe : 11,0 à 16,0 mm; d’abord entièrement crème, les yeux deviennent rouges et le corps s’assombrit au cours du développement.
Adulte : 8,5 à 14,0 mm; de couleur bleu-vert métallique; le corps est mince, allongé et dépourvu de poils; la tête est plate et le sommet s’apparente à un bouclier; les yeux sont réniformes et de couleur bronze ou noire; le prothorax est légèrement plus large que la tête, mais aussi large que la base des élytres; l’extrémité des élytres est arrondie et finement dentelée.
L’agrile du frêne est une espèce exotique envahissante originaire d’Asie. Bien qu’elle fût rapportée pour la première fois en 2002 en Amérique du Nord à la suite à d’un épisode de mortalité considérable de frênes dans le sud-est du Michigan, il est estimé que son arrivée sur le continent remonterait au début des années 1990. L’utilisation de matériaux d’emballage et de transport en bois infestés par l’agrile du frêne serait à l’origine de son apparition en Amérique du Nord. Depuis son introduction, l’agrile du frêne est maintenant présent dans les provinces du Québec, du Manitoba, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de l’Ontario de même que dans 36 états américains.
L’agrile du frêne ne produit qu’une génération par année et son cycle vital peut nécessiter deux ans pour se compléter selon la température, la latitude, l'altitude, la densité de la population d’agriles et la santé des arbres. L’hibernation s’effectue sous forme de larves à l’intérieur d’une chambre pupale. Au cours de l’hiver et du printemps, les larves matures entament la pupaison, se recroquevillent sur elles-mêmes et perdent leur cuticule. Entre 18 et 20°C, la pupaison ne dure qu’une vingtaine de jours. À la fin du stade de pupe, l’adulte mâche un trou en forme caractéristique de « D » au travers de l’écorce afin de s’extirper de l’arbre. L’adulte est en mesure de voler dès son émergence. Les larves qui ne sont toujours pas matures à l’arrivée de l’automne vont hiberner dans leur galerie d’alimentation et recommenceront à s’alimenter à l’arrivée du printemps afin de compléter leur développement l’année suivante. Tout de suite après l’émergence, l’agrile du frêne adulte vole immédiatement au cœur de la canopée des frênes où elle se nourrira du feuillage tout au long de sa vie. L’adulte commence habituellement à s’accoupler une semaine après l’émergence et la ponte débute généralement deux à trois semaines plus tard. Une femelle peut pondre plus de 200 œufs au cours de sa vie. Les œufs sont pondus individuellement ou en masse, directement sur l’écorce du tronc ou des branches principales dans les crevasses ou les zones où l’écorce est rugueuse. Les œufs éclosent après deux ou trois semaines. Dès l’éclosion, la larve commence à creuser une galerie et à s’enfoncer au travers de l’écorce jusqu’au phloème et la couche superficielle de l’aubier. En se nourrissant, les larves créent des galeries sinueuses et remplies d'excréments qui grossissent à mesure que les larves grandissent. La larve s’alimente jusqu’à l’arrivée des températures froides de l’automne; elle entrera alors en diapause si son développement n’est pas complété ou creusera une chambre pupale pour le poursuivre et se transformer en pupe au printemps.
Dépistage : Les observations sur le terrain suggèrent que la présence soutenue de pics-bois, couplée aux symptômes les plus apparents, est l'un des meilleurs indicateurs d'une infestation précoce d'agrile du frêne.
Bien que généralement situés en hauteur dans la canopée et difficile à observer, les orifices de sortie en forme caractéristique de « D » sont un bon indicateur de la présence de l’agrile du frêne.
Contrôle biologique : L'Age...Lire la suite
Dépistage : Les observations sur le terrain suggèrent que la présence soutenue de pics-bois, couplée aux symptômes les plus apparents, est l'un des meilleurs indicateurs d'une infestation précoce d'agrile du frêne.
Bien que généralement situés en hauteur dans la canopée et difficile à observer, les orifices de sortie en forme caractéristique de « D » sont un bon indicateur de la présence de l’agrile du frêne.
Contrôle biologique : L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a approuvé l'utilisation de quatre espèces de guêpes comme agents de lutte biologique pour tenter de réduire l'impact de l'agrile du frêne. Les quatre espèces de guêpes sont : Tetrastichus planipennisi (Eulophidae), Spathius agrili (Braconidae), Spathius galinae (Braconidae) et Oobius agrili (Encyrtidae). Pour le moment, seuls T. planipennisi, O. agrili et S. galinae font l’objet de lâchers au Canada. Bien que la dissémination de S. agrili ait été approuvée, l'évaluation de données provenant des États-Unis a révélé que cette guêpe n'était pas en mesure d'établir une population persistante au nord du 40° de latitude nord et ne serait donc pas adaptée à la lutte antiparasitaire au Canada.
L’installation de piège Lindgren, couplé à des leurres olfactifs spécifiques et l’ajout d’une chambre contenant des spores de champignons entomopathogènes ont démontré leur efficacité contre l’agrile du frêne. L’insecte adulte qui est attiré par le leurre olfactif pénètre dans le piège puis glisse le long des parois jusqu’à la chambre contenant les spores de champignons. Une fois contaminé, l’insecte parvient à s’extirper du piège puis dissémine les spores pendant ses déplacements et contamine ses semblables lors des accouplements. Lors des essais menés par le Centre de foresterie des Laurentides, 80% des insectes succombaient au courant des quatre jours suivant leur contamination.
Pratique culturale : Limiter le transport de produits réglementés comprenant le matériel de pépinière, les arbres, les billes, le bois, le bois brut de sciage, y compris les palettes et autres matériaux d’emballage en bois, l’écorce, les copeaux de bois ou les copeaux d’écorce provenant de frênes (genre Fraxinus) ainsi que le bois de chauffage de toutes les essences.
Les adultes s’alimentent du feuillage et créent des entailles irrégulières dans les feuilles. Les larves s’enfoncent dans l’écorce et, en s’alimentant, forment des galeries pouvant atteindre une trentaine de centimètres de longueur. Ces galeries nuisent à la circulation de la sève de l’hôte, qui peut produire des cals pour se défendre contre les larves. Les cals peuvent provoquer un fendillement vertical de l'écorce au-dessus des galeries.
Lorsque les infestations sont suffisamment sévères, des signes de stress apparaissent chez l’hôte, notamment le jaunissement du feuillage par section, la mort de branches isolées, la réduction de la taille des feuilles, un éclaircissement de la cime et la croissance de pousses adventives.
Conseil québécois des espèces exotiques envahissantes (2014). Agrile du frêne. [http://agrile.cqeee.org/?page_id=335]
Canadian Food Inspection Agency (2018). Agrilus planipennis (Emerald ash borer) - Fact Sheet. CFIA, Ottawa. [https://www.inspection.gc.ca/plants/plant-pests-invasive-species/insects/emerald-ash-borer/fact-sheet/eng/1337368130250/1337368224454]
Canadian Food Inspection Agency (2018). Questions and Answers: Wasps as biological control agents for Emerald Ash Borers. CFIA, Ottawa. [https://www.inspection.gc.ca/plants/plant-pests-invasive-species/insects/emerald-ash-borer/wasps/eng/1371137262586/1371137530758]
Ray H. & Gillett-Kaufmann J.L. (2016). Featured Creatures – emerald ash borer. University of Florida, Entomology and Nematology Department, IFAS Extension, EENY-658. [https://ask.ifas.ufl.edu/publication/IN1141]
Pegler S. (2018). Combattre l’agrile du frêne à l’aide de la science. Ressources naturelles Canada, Ottawa. [https://ressources-naturelles.canada.ca/histoires/science-simplifiee/combattre-agrile-frene-aide-science]
USDA–APHIS/ARS/FS (2026). Emerald Ash Borer Biological Control Release and Recovery Guidelines. USDA–APHIS–ARS–FS, Riverdale, Maryland. [https://www.aphis.usda.gov/sites/default/files/eab-field-release-guidelines.pdf]
Cultures ou autres organismes affectés
Risque élevé
Frênes
Agrile du frêne (Agrilus planipennis)_6






