Phoma sp.

Crédit photo: Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ
Légende: Pycnide de Phoma sp. (vue du dessus) - des conidies commencent à sortir par l'ostiole, dans une bulle d’air
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Légende: Conidies expulsées (cirrhe) d’une pycnide de Phoma sp., vue de profil
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Légende: Nombreuses pycnides beiges de Phoma sp. se développant sur une portion de feuille mise sur milieu de culture gélosé (Stéréomicroscope)
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Légende: Pycnides beiges de Phoma sp. dont l’ostiole est bien visible - Croissance à la surface d'un milieu de culture gélosé (Stéréomicroscope)
Crédit photo: Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ
Légende: Conidies cylindriques de Phoma sp. (x 400)
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Morphologie
  • Mycélium : Septé.

 

  • Fructification : Pycnide brune à noire (si mature) ou incolore à jaune-beige (si immature). De forme globuleuse, subglobuleuse ou pyriforme. Glabre ou avec des excroissances hyphales. Des setae sont parfois présentes à l'apex. À paroi mince ou épaisse. Ostiole bien visible, souvent entouré de cellules plus sombres; 1-3 ostiole(s)/pycnide. Les pycnides immatures sont généralement fermées (sans ostiole). Cavité généralement uniloculaire. Les pycnides sont solitaires ou agglomérées. Submergée ou superficielle. Pour une même espèce, deux types de pycnides peuvent être produits : de petites et des grosses. Les micropycnides sont souvent observables dans le mycélium aérien.

 

  • Conidies : Conidies hyalines, jaunes ou brunâtres. Habituellement sans septation, parfois avec 1-2 septations et rarement avec 3 septations. Généralement cylindriques, mais pouvant être globuleuses, ovoïdes, ellipsoïdales ou claviformes (= en forme de massue). À paroi lisse. Souvent guttulées en vieillissant (guttules aléatoires ou aux deux apex, bipolaires). D'aspect humide (à maturité, les conidies s'agglutinent au niveau de l'ostiole de la pycnide). Certaines espèces peuvent produire deux types de conidies (espèces dimorphiques); caractéristique des espèces appartenant à la section Heterospora :
    - Des conidies normalement petites, sans septation (appelées "phomoid conidia").
    - Des conidies plus grandes que la norme, avec ou sans septation (appelées "ascochytoid-stagonosporoid conidia").

    Dimension des conidies de type phomoïde : (2-)3-11(-13) x (0,5-)1-4(-5) µm.
    Dimension des conidies de type ascochytoïde-stagonosporoïde : (7-)8-25(-28 et +) x (2,5-)3-6(-9 et +) µm.

 

  • Cellules conidiogènes : Courtes et très discrètes phialides tapissant la paroi interne de la pycnide. Globuleuses, si immatures; doliiformes (= en forme de tonneau) ou lagéniformes (= en forme de bouteille), si matures.

 

  • Conidiophores : Absents.

 

  • Chlamydospores : Chlamydospores plus ou moins foncées, présentes chez plusieurs espèces. À paroi épaisse. Unicellulaires ou multicellulaires. Produites à partir du mycélium (chlamydospores terminales ou intercalaires).
Ne pas confondre

Certains genres ont des caractéristiques morphologiquement très proches du genre Phoma : Pyrenochaeta, Microsphaeropsis, Ascochyta, Stagonospora, Phomopsis et Phyllosticta.

Certaines espèces phytopathogènes, longtemps connues sous la dénomination de Phoma, ont changé de nom de genre, à la suite d’études phylogénétiques. Par exemple :
Phoma cucurbitacearum se nomme maintenant Stagonosporopsis cucurbitacearum.
Phoma exigua se nomme maintenant Boeremia exigua.
Phoma meliloti se nomme maintenant Longiseptatispora melilot.
Phoma pinodella se nomme maintenant Didymella pinodella.
Phoma rabiei se nomme maintenant Ascochyta rabiei.
Phoma medicaginis se nomme maintenant Ascochyta medicaginicola.

Informations complémentaires

Phoma comprend des espèces phytopathogènes, opportunistes, saprophytes et pathogènes pour l'humain et les animaux.

Selon la classification classique, il s'agit d'un genre asexué (anamorphe). Tout dépendant de l'espèce concernée, Phoma peut être associé à l'un de ces quatre genres sexués (téléomorphes) : Didymella, Leptosphaeria, Mycosphaerella ou Pleospora, mais pour plusieurs espèces, le stade sexué n'est pas encore connu.

Phoma est un genre complexe. Il comprend un grand nombre d'espèces (des milliers) qui sont difficiles à distinguer morphologiquement. La taxonomie de Phoma est d'ailleurs encore à l'étude actuellement. Ce genre...Lire la suite

Phoma comprend des espèces phytopathogènes, opportunistes, saprophytes et pathogènes pour l'humain et les animaux.

Selon la classification classique, il s'agit d'un genre asexué (anamorphe). Tout dépendant de l'espèce concernée, Phoma peut être associé à l'un de ces quatre genres sexués (téléomorphes) : Didymella, Leptosphaeria, Mycosphaerella ou Pleospora, mais pour plusieurs espèces, le stade sexué n'est pas encore connu.

Phoma est un genre complexe. Il comprend un grand nombre d'espèces (des milliers) qui sont difficiles à distinguer morphologiquement. La taxonomie de Phoma est d'ailleurs encore à l'étude actuellement. Ce genre est subdivisé en 9 sections : Sect. Phoma, Sect. Heterospora, Sect. Macrospora, Sect. Paraphoma, Sect. Peyronellaea, Sect. Phyllostictoides, Sect. Pilosa, Sect. Plenodomus et Sect. Sclerophomella. Chaque section est caractérisée par une espèce type. Par exemple, la section Phoma est caractérisée par Phoma herbarum.

Historiquement, Phoma était identifié par (1) ses caractères morphologiques, (2) la plante hôte et (3) la partie de la plante infectée. Essentiellement, Phoma était défini comme étant un organisme produisant des pycnides avec de petites conidies unicellulaires (sans septation) hyalines sur des tiges de plantes herbacées. Si, par exemple, ces structures étaient plutôt localisées sur les feuilles, l'organisme était identifié comme Phyllosticta et si les conidies étaient septées, l'organisme était identifié comme Ascochyta. Ce type d'identification a conduit à l'apparition de multiples synonymes.